Edito > It’s money time… encore et toujours…

Ma jeunesse a été bercée comme beaucoup par Georges Eddy. D’ailleurs, j’aspire toujours à devenir son équivalent en triathlon. Commenter des courses avec un accent faussement québécois, mais surtout avec cette énergie de mieux faire connaitre un sport et ses subtilités, un rêve…

Georges Eddy a popularisé cette expression du money time ou moment clé pour faire plaisir à nos lecteurs de l’Académie française. Cela résume un principe simple du Basket, c’est en fin de partie que tout se décide. Même si tu construis progressivement une victoire, tu ne réponds pas présent dans les derniers moments décisifs et elle t’échappera.

Ce principe s’applique aussi au triathlète, il construit sa course durant la natation et le vélo et la course à pied fait office de « money time » du sport triple. Ses efforts sont anéantis s’il n’est pas en mesure de clore sa course en beauté.

Cette notion se vérifie aussi sur une carrière avec des moments clés avec ses échéances si décisives et si cruelles qui s’accompagnent avec le fameux dicton, « c’est ça le haut le niveau ».

Que cela soit pour les athlètes en ITU ou en Ironman, tout va se jouer dans les 3 prochaines semaines. En allant chercher un résultat majeur, ils s’assurent d’une place sur une équipe nationale ou du support des équipementiers pour la prochaine saison. Une contreperformance se traduira pratiquement par un retour à la case départ puisque les performances ultérieures de nos athlètes préférés seront oubliées. Ce fameux quitte ou double perpétuel.

Pour Trimes c’est aussi le terme d’une longue première année où l’édition de cette publication est devenue mon activité/obsession principale. Sur cette période, on a l’impression du devoir accompli avec une certaine progression dans son contenu.

À l’inverse des publications album photos où la proximité casse des nouvelles frontières. Alors que certains nous reprochent notre objectivité sur des terrains que d’autres n’oseraient même pas y poser un pied, avec notre entêtement, on espère toujours finir l’année en beauté avec une magnifique couverture des championnats du monde afin d’ouvrir des nouvelles portes.

Mais pour Trimes, l’expression du money time a aussi une autre signification, celle de son financement. Cette publication ne reçoit aucun support de l’industrie. Elle est financée en majeur partie par des publicités dont on tire les bénéfices que si elles sont cliquées. En traduction, même si l’audience du site augmente continuellement, nos revenus ne suivent pas forcément cette tendance et restent marginaux.

Pour enlever certains doutes, nos articles sur le matériel ou course ne sont pas des arrangements. On écrit sur un sujet uniquement si l’on le considère intéressant et oui, on aimerait mieux résister aux matériels hors de prix.

On pensait être en mesure de financer la publication par des abonnements participatifs. Dans les faits, on est seulement à 10% de notre objectif. Selon nos calculs à peine 3% de nos lecteurs réguliers sont donc abonnés.

Dans cette logique, il faudrait donc multiplier notre lectorat par 33! Je suis cynique, mais des collectes de fonds pour financer la participation d’athlètes pour Kona ont plus de succès que nous, c’est difficile à croire lorsque l’on sait que Trimes est rentré dans le quotidien de certains.

Évidemment, en laissant l’accès gratuit aux articles, on fait preuve d’une naïveté mal calculée dont nous sommes les responsables. Est-ce que cela devrait donc changer en imposant un accès payant? Est-ce que l’on devrait faire croire à une fausse gratuité en publiant des textes arrangés? On a encore des principes…

Et tout cela revient toujours au même questionnement. Est-ce que Trimes a vraiment un avenir sous cette forme et surtout, est-il toujours distinct et pertinent? À l’image des athlètes qui sont d’ailleurs nos plus grands supporters, Trimes ne réussit pas à vivre de son sport. Ce qui est assez commun, et dans l’environnement médiatique actuel, qui l’est vraiment? L’investissement sans retour ne peut-être perpétuel.

Si vous ne pouvez donc pas vous passez de Trimes, merci d’apporter votre support dans ce fameux et presque ultime money time.

Pour savoir comment annoncer sur Trimes et profiter des fortes audiences durant les championnats du monde ITU et Ironman, c’est ici.

3 commentaires
  1. Message à tous lecteurs réguliers de Trimes: Combien d’argent dépensez vous dans vos chaussures, vos vélos vos combis chaque année, combien vous coûte votre abonnement à Tri machin ou Triathlete bidule pour lire des articles de m… et des communiqués de presse des marques, alors sort ta CB ou…sort ta CB.